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Le jeu dans le coaching

4 mai 2018

Jouer, est-ce bien sérieux ?

Le jeu existe depuis la nuit des temps.
Dès l’antiquité grecque, l’amusement était assimilé à une sorte de repos et, de ce fait, un besoin nécessaire puisque l’homme n’est pas une machine qui peut être actionnée en continu. Le jeu fait donc partie de la vie de l’homme, quelle que soit la génération considérée.

 

Les 4 fonctions du jeu :
– le délassement (récréation, délivrer des soucis et fatigues),
– le superflu d’énergie,
– l’atavisme (formes ancestrales, instincts et rites),
– l’exercice préparatoire.

L’enfant joue naturellement, spontanément : pourquoi ?
– Pour s’amuser
– Pour bouger
– Pour découvrir
– Pour imaginer
– Pour grandir
– Pour apprendre
– Pour comprendre
– Pour déduire
– Pour construire
– Pour vivre et exprimer des émotions
– Pour se confronter aux règles
– Pour sortir de la maison
– Pour expérimenter le vivre-ensemble dans les jeux collectifs
– Pour s’épanouir
– Pour façonner son autonomie
– Pour l’affirmation de soi
-> L’enfant joue pour se découvrir et se dépasser

 

Et l’adulte, lui, pourquoi joue-t-il ?
Et bien… pour les mêmes raisons que l’enfant. Ou presque.
Le jeu est un formidable levier motivationnel. Les personnes qui jouent dans leur travail ont l’air plus heureux, arrivent à mieux se concentrer et sont plus productifs que les autres.
Et voilà les belles croyances « anti-jeu » des premières sirènes d’usine mises au placard ! Plus besoin d’être triste pour avoir l’air sérieux. Aristote l’avait déjà compris : « Il faut jouer pour devenir sérieux » !
Jouer est essentiel à l’équilibre de l’homme, à sa santé mentale, à sa créativité :
– le jeu active l’esprit,
– il nourrit les émotions,
– il plonge l’adulte dans un contexte fabuleux : évasion du quotidien
– il réactive « l’enfant intérieur »
– c’est une véritable source d’énergie
– il amène la personne à s’oublier elle-même, et ce dans un contexte de plaisir : c’est là la vraie voie de l’apprentissage
-> L’adulte joue pour s’oublier et se dépasser

 

Le jeu dans le coaching
Vous avez déjà compris l’intérêt essentiel de jouer en coaching : amener le coaché à lâcher ses croyances, à se dépasser, à se surprendre, à trouver lui-même ses stratégies et ses solutions pour atteindre son objectif et devenir autonome.
Cette approche peut vous sembler décalée et originale par rapport aux représentations très « corporates » du coaching ; et pourtant, elle se justifie d’un point de vue neuro-hormonal : tous les événements positifs, quel que soit le contexte, s’accompagnent d’une libération de dopamine, un neurotransmetteur qui, en jouant sur la plasticité cérébrale, permet d’ajuster le comportement. Un phénomène d’autant plus visible que la sensation a été positive. Imaginez l’intérêt dans un accompagnement au changement !

 

Vous et le jeu :

« Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. » F. Nietzsche
Alors, dans votre vie, quelle place donnez-vous au jeu ? Quelle confiance lui accordez-vous ?

Agnès COUZINET